Nouvelle-Zelande road trip part 2
  

Nouvelle-Zelande road trip part 2

Christchurch, Nouvelle-Zélande le 03/06/2010

 

Suite et fin de mon road trip d’un petit mois sur l’ile du sud Néo-Zélandaise avec cette brave Dorothée…

18 mai : Réveil classique à Queenstown, le van est plein de buée, dehors c’est le brouillard, ça pèle… bref c’est toujours un accomplissement personnel de se mettre un coup de pied au cul pour sortir de sous la couette, boire un café soluble dégueu, prendre une courte douche pour se sécher dans une serviette qui sèche plus depuis une semaine… On a passé le reste de la journée à monter au Gondola complex pour avoir une vue sur Queenstown et se rendre compte de ce à quoi pouvez ressembler un saut à l’élastique de 47m… C’est encore prétentieux à ce moment précis, mais j’avais envie de m’offrir un saut à l’élastique pour mon anniversaire et ce saut ne m’enthousiasme pas trop… il est possible d’en faire un de 134m, celui là me parait trop haut… la nuit porte conseil on verra bien demain. Oui enfin la nuit porte conseil à condition de ne pas retrouver Brian et Denise, un couple d’Irlandais tourdumondistes qui me suivent depuis 2 mois et avec qui on s’est un peu entamé (Denise avait 25 ans aujourd’hui), dans notre camper van et qui aiment assez le ricard (surtout Brian…).

19 mai : Rebelote pareil qu’hier… sauf qu’on ne sait pas trop quoi faire de la journée ; Ok c’est parti on s’enregistre pour faire ce fameux bungy de 134m et sitôt mon paiement par carte accepté je change de couleur et n’arrive plus à desserrer mes mâchoires… ou juste assez pour avaler les fameux « ferburger » et j’en profite pour suggérer à tous les amateurs de vrais burgers qui auraient la bonne idée de voyager en NZ d’y faire un saut…

On part vers 14h30, le temps de se faire peser (91kg… j’ai repris la ligne… ou presque) et de rouler 45 minutes et on est sur le site. On nous passe un harnais et en route vers la nacelle. Sur la route j’apprends que les plus lourds passent les premiers et… Je suis le plus lourd, je commence enfin à me rendre compte de la hauteur que ça représente… rien de plus qu’un immeuble de 45 étages, mais ça va je me dis que ça va le faire… je réfléchis même à quelques conneries à faire pour pimenter la vidéo puis on fait passer un mec devant moi, le temps de me rendre compte que ça descend super vite quand même, puis on m’attache les pieds, on attache mes pieds à l’élastique et on me demande de m’avancer… et là je suis obligé d’admettre que je suis franchement moins tranquille, j’ai tout oublié de toutes les conneries que je voulais faire, je me retrouve devant le ponton prêt à me lancer, par chance j’ai oublié mon cerveau dans le van et je saute, tout d’un coup mes mâchoires se desserrent, je crie une fois que je me rends compte que c’est trop tard pour revenir et je passe de 0 à 150km/h le temps que l’élastique se tende… Au final tout c’est passé très vite et c’était assez intense. Dorothée fera la même chose plus tard et on prendra la route de Te Anau une fois remis de nos émotions…

20 mai : Il fait super beau, on  se lance pour la route qui nous mène jusqu’à l’entrée de Milford sound… longue route sinueuse mais franchement magnifique, on verra tout type de paysage sous un superbe soleil, étant donné qu’on veut faire les doubtful sounds on ne fait pas Milford et on revient à Te Anau avec l’idée de booker Doubtful le lendemain. Pour info on appelle cet endroit Doubtful, car le temps y est tellement dégueulasse et brumeux qu’à l’époque où un con a eu la bonne idée de le traverser en bateau il savait jamais où il allait et il était tout le temps obligé de faire demi-tour.

21 mai : Oups… c’est trop tard pour Doubtful, il n’y a que de la place pour demain… dommage il faisait plutôt beau dans un coin du monde où il pleut 8m en 220 jours par an. Nous on va faire une petite rando dans une forêt, à part des champignons et des arbres on ne peut pas dire qu’on ait vu grand-chose mais il fallait bien tuer le temps avant la croisière de demain.

22 mai : On arrive à l’heure à Manapouri pour embarquer sur le bateau qui nous fera traverser le lac du même nom. Le ciel est bas mais pas encore pluvieux, c’est quand on arrivera à la centrale électrique de Manapouri que les choses vont commencer à se gâter. Un petit tour de bus à travers un endroit où il n’y a rien que de la nature à l’état brut et nous voilà sur le bateau qui nous fera faire la vraie croisière… de 3h… sous la pluie. Brian et Denise avaient eu droit au grand soleil, nous on aura quelquechose de plus « humide », mais franchement j’ai trouvé cet endroit magnifique, « stunning » pour ressortir un mot que j’ai appris depuis que je suis dans ce pays,  avec ces nuages bas, cette eau et ces arbres partout je me serai cru dans Jurassic Park juste avant d’arriver sur l’île… Comme souvent, les photos ne sont pas à la hauteur de ce que j’ai vu mais j’aime bien  être dans des endroits aussi paumés en me disant qu’ils resteront paumés encore longtemps avant qu’on ne vienne y mettre un Mc Donald… En fin de journée on va dans un vrai camping et on prend une vraie douche !

23 mai : Mine de rien le temps passe assez vite et on a encore pas mal de trucs à faire, donc c’est journée route mais surtout… Journée finale de la coupe d’Europe de rugby !!! Dorothée ne comprend pas trop le délire mais en même temps je lui demande pas de comprendre, je lui demande juste d’arriver à Queenstown dans l’après-midi et je m’occupe du reste. En route nous prenons un jeune pouceux Français, arrivés sur place détour obligé par le Ferburger (dont j’ai parlé plus haut) puis direction le patagonia pour avaler un kilo de crêpes au chocolat, une marche digestive et je suis calé dans un fauteuil en cuir au coin du feu pour voir ce petit match, n’importe qui qui connait un peu le rugby sait que si on tient pas sa mêlée on n’a peu de chance de gagner… Le BO a reculé toute la partie et pour la 2ème fois (la première c’était pour la naissance de la petite Elia), je me dis que même si tout va bien ici je serai aussi bien à Toulouse à fêter le titre sur la place du capitole après un petit WE de pentecôte à Vic Fezansac…

24 mai : On se dirige vers la cote Ouest et ses fameux glaciers, seul problème la pluie est de nouveau revenue nous tenir compagnie et c’est un peu cher de monter sur les glaciers vu notre budget (et surtout assez dangeureux quand il pleut…), tant pis on se contente de s’en approcher le plus possible et on termine la journée à Hokitika, d’après la météo c’est un endroit où il ne fera pas trop mauvais demain et où il y a quelques trucs à voir…

25 mai : Bon beh, j’ai l’honneur de vous annoncer que la météo néo-zélandaise n’est pas plus performante que sa copine française, pas grave on commence la journée par visiter un atelier qui taille des pierres semi-précieuses qu’on trouve par ici puis le temps devenant plus clément on va voir tout ce qu’on peut trouver dans le coin… des gorges, des lacs, des montagnes, les chutes de Dorothée… écrit comme ça on pourrait penser que nos journées se ressemblent et qu’on voit toujours les mêmes choses mais c’est toujours une surprise à chaque fois et toujours au-delà de ce que je pense voir… Perso je ne m’en lasse pas. Le soir on continue de longer la cote Ouest pour remonter vers le nord, la pleine lune et le ciel dégagés nous laissent penser qu’on ferait bien de s’arrêter vers Punaïkaki pour passer la nuit et voir ce qu’on veut demain avant de faire une longue route.

26 mai : On met pas 2 minutes à comprendre qu’on a bien fait de s’arrêter ici la veille, du coup on fait une petite marche au milieu des Pancakes rocks pour se mettre en jambes… Malheureusement le reste de cette belle journée sera moins rigolo… On a pas mal de route à faire pour aller à la tasman bay… Dommage car on aurait peut-être pu profiter du beau temps pour faire autre chose que de la route mais on a encore une longue liste de trucs à faire (c’est dingue tout ce qu’on peut faire dans ce pays !)… Une fois arrivés on reserve une nuit dans un refuge et dès le demain on partira pour 2 jours de marche équipés de nos sacs à dos.

27 mai : On ne le sait pas encore à ce moment précis, mais les 2 jours qui arrivent ne seront certainement pas les plus drôles. On savait que le premier jour se ferait sous la pluie (et le retour sous le soleil…) mais on avait sous-estimé que 25Km sous la pluie avec un sac de 10Kg sur le dos c’est plus proche de la légion que des vacances… Puis comme c’était marée basse on avait la possibilité de « couper » en passant par la cote et ainsi gagner une heure de temps… C’était sans compter sur une équation élémentaire : marée basse + pluie abondante = T’enlève tes chaussures connard et tu marches pieds nus dans l’eau froide et sur les coquillages qui te rentrent dans les pieds !!! Bref, après 8h de marche forcée on arrive au refuge où on passera la nuit en se disant que demain on fera la même route mais avec du soleil et que ce qu’on a vu sans avoir pris trop le temps de s’arrêter sera encore plus joli. Dernier détail avant d’aller me coucher, une des bière que j’ai pris dans mon sac s’est ouverte et a imbibé mon duvet, je pense que les gars qui dormaient dans la chambre sont partis il y a un mois de chez eux et ne se sont toujours pas douchés… Ce qui me vaudra une bonne nuit au frais dans une odeur de houblon et d’ours fermenté avec en fond sonore un concerto de ronflement en Ré mineur… une bonne journée quoi !

28 mai : Mais putain mais il est où le soleil !!! La matinée ressemble beaucoup à la journée d’hier, du gris de la pluie et une longue marche en perspective, on ne peut pas trop se permettre d’attendre le beau temps alors on retourne au charbon, même paysages de forêt sub-tropicale à coté de la mer par temps pluvieux sauf que ce coup-ci c’est marée haute donc on fait un gros détour et on perd plus d’une heure… Dorothée commence à caler entre ampoules et mal aux jambes elle avance beaucoup moins vite qu’hier, on est très en retard au moment où on s’arrête manger et cette tête de mule ne veut pas me laisser son sac pour aller plus vite… Résultat des courses on marchera pendant 3h sous la pluie à la vitesse d’une petite puce boiteuse de 50Kg avec un sac plus gros qu’elle sur le dos, on arrivera à 18h30 après avoir passé la dernière heure sans rien voir (la nuit tombe vite dans ce coin du monde en cette période…), on est trempés, j’ai juste envie d’une douche, d’une soupe et de dormir, je fais tout ça sans broncher et dans l’ordre… Une autre bonne journée !!!

29 mai : Après notre longue marche infernale sous la pluie de ces 2 derniers jours, on a déclaré le 29 mai « journée OFF », de toute façon Dorothée ne va pas bien du tout (il paraît qu’il n’y a que les filles qui peuvent comprendre…) et il pleut toujours, on apprendra 2 jours plus tard que « Arnold » est mort (Wutcha talkin’bout  Willis?) mais surtout qu’on vient d’essuyer la pire semaine de précipitations depuis 36 ans… Rien de plus à dire si ce n’est n’allez pas à Motueka un jour de pluie.

30 mai : Ca y est, après une semaine de vacances, le soleil recommence à faire son boulot, on est à Nelson, une ville côtière avec des petites collines qui nous permettent de rapidement prendre de la hauteur et d’apprécier le paysage par ce soleil radieux. On finit la journée avec une petite marche sur la plage accompagnés de glaces et de nos appareils photos… Très bonne journée qui nous redonne un peu la pêche pour les quelques jours qui nous restent et qui nous aura permis de faire la connaissance de « crack le crabe », et je m’en vais vous raconter cette petite histoire.

Alors c’est 2 cons qui marchent sur une plage quand tout d’un coup la plus petite des 2 se rend compte que le sable vient de bouger… Ayant vécu plusieurs années sur différentes iles paradisiaques de ce monde elle dit sans broncher « il y a un crabe là-dessous » et elle commence à creuser le sable avec un petit coquillage et la délicatesse d’un paléontologue… Seulement voilà le crabe est plutôt balaise et si il est dans le sable c’est seulement pour être tranquille… il ne bouge donc toujours pas et après plusieurs minutes a essayer de le sortir, la petite conne change de technique et adopte la technique du « sanglier » qui consiste à faire levier avec le premier  bout de bois venu… résultat immédiat, la crabe sort de sa cachette et il est aussi gros que le poing du grand con qui rentre en scène en prenant les photos et vidéos qui vont bien dans le soleil qui se couche. Nos 2 cons sont comme des enfants, très contents de leur découverte, de leurs photos, ils montrent leur trouvaille aux gens qui passent essaient de jouer un peu avec puis après 10 minutes ils se lassent et continuent leur route… et moins de 10 secondes après leur départ, une mouette passe et… « CRACK LE CRABE ». En 3 coups de becs l’histoire était pliée, le joli crustacé qui n’avait rien demandé à personne et qui voulait juste rester cacher dans le sable n’était plus qu’une coquille vide désarticulée sous les yeux de la petite conne toute tristoune et du grand con mort de rire (en même temps le grand est particulièrement con…)

31 mai : On a continué notre route pour se diriger vers Picton, la journée ressemble à celle d’hier sans marche sur la plage ou rencontre avec « Crack le crabe », la ville aussi ressemble à celle d’hier mais en plus petite (et avec des toilettes qui parlent) et le temps ressemble à celui d’hier en un peu plus gris et plus froid… Par déduction vous vous doutez donc que la journée a été moins bonne qu’hier, mais bonne journée quand même.

01 Juin : Dernière étape de notre voyage à Kaikoura avec un petit arrêt en chemin pour voir les colonies de phoques, une fois sur place on nous propose d’aller faire une marche en bord de plage et sur les criques, mais on nous conseille surtout d’aller vite car ça va pas tarder à flotter… Message reçu on fait ça vite et bien… dommage, encore un endroit qui avait l’air magnifique, mais une bonne dernière journée malgré tout.

02 Juin : Retour à Christchurch sans encombre, on  rend « Hakiwi » le van, Dorothée, récupère sa caution, on réserve l’auberge, on trie les photos, on va faire les courses, je prends une place pour aller voir Fat Freddy’s drop en concert… vous l’avez compris, ça pue la fin du séjour.

Ca y est, après 4200 Km après l’île du sud la boucle est bouclée, j’ai pas vraiment le temps de souffler entre photos, vidéo, blog et compte-rendu de ce que je pense de la NZ, mais malgré la pluie j’ai trouvé ce pays génial et j’ai passé du bon temps ici… dans moins d’une semaine je serai aux fijis, ça devrait me laisser le temps de sécher un peu et de me remettre de mes émotions avant l’Amérique du sud. La bise les gens.

 

Commentaires

 Dodo
bon bah moi je suis a l'airport d auckland en train de pleurer litteralement de rire toute seule comme une conne....et crack le crabe....les gens me regardent bizarre... comprend po....a demain"cheri"..arrete de rire dodo!!!ton maquillage coule!!!oui mais c trop drole comment il raconte le grand con:)



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